Charles BAUDELAIRE – A une passante

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PoBAUDELAIREsté dans 8 juillet, 2015 dans poesie.rchive

 A une passante

 

 

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

 

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RENE FRANCOIS SULLY PRUDHOMME « ce qui dure »

 

RENE FRANCOIS SULLY PRUDHOMME  » CE QUI DURE « 

Sully Prudhomme
Description de l'image Sully Prudhomme.jpg.
Données clés
Nom de naissance René Armand François Prudhomme
Naissance 16 mars 1839
Paris
Décès 6 septembre 1907 (à 68 ans)
Châtenay-Malabry (Seine)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

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Ce qui dure

Poète : René-François Sully Prudhomme (1839-1907)

Recueil : Les vaines tendresses (1875).

Le présent se fait vide et triste,

Ô mon amie, autour de nous ;

Combien peu de passé subsiste !

Et ceux qui restent changent tous.

Nous ne voyons plus sans envie

Les yeux de vingt ans resplendir,

Et combien sont déjà sans vie

Des yeux qui nous ont vus grandir !

Que de jeunesse emporte l’heure,

Qui n’en rapporte jamais rien !

Pourtant quelque chose demeure :

Je t’aime avec mon cœur ancien,

Mon vrai cœur, celui qui s’attache

Et souffre depuis qu’il est né,

Mon cœur d’enfant, le cœur sans tache

Que ma mère m’avait donné ;

Ce cœur où plus rien ne pénètre,

D’où plus rien désormais ne sort ;

Je t’aime avec ce que mon être

A de plus fort contre la mort ;

Et, s’il peut braver la mort même,

Que rien n’en périsse, je t’aime

Avec ce que j’ai d’immortel.

René-François Sully Prudhomme.

.

.

Le vase brisé

.

Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut effleurer à peine :
Aucun bruit ne l’a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute ;
N’y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu’on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n’y touchez pas.

Serge Reggiani

Serge Reggiani dans chanson mqdefault

Serge REGGIANI « Il suffirait de presque rien »

  • il y a 7 ans
  • 2 868 378 vues
Venez à la rencontre d’un artiste dont la chanson me fait chaud au coeur… C’est SERGE REGGIANI! Paroles: Jean-Max Rivière.
mqdefault dans poésie

Les Loups – Serge Régiani

écoutez…écoutez…

 

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Sous le pont Mirabeau – Serge Reggiani

 

2 chansons de serge reggiani + 1 poème de guillaume Apollinaire -dont le talent vous emportera.

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